scubish.com - HOME
 


Go Back   scubish.com - Scuba Diving Forum > Regional Travel and Dive News > Europe > France > (French)
Register FAQ Search Today's Posts Mark Forums Read


Welcome to the scubish.com - Scuba Diving Forum forums.

You are currently viewing our boards as a guest which gives you limited access to view most discussions and access our other features. By joining our free community you will have access to post topics, communicate privately with other members (PM), respond to polls, upload content and access many other special features. Registration is fast, simple and absolutely free so please, join our community today!

If you have any problems with the registration process or your account login, please contact contact us.



Reply
 
LinkBack Thread Tools Display Modes
  #1  
Old 04-11-2007, 05:31 PM
Jean-Yves Bernier
 
Posts: n/a
Default Antibes

Le plus court chemin d'un point à un autre, la géodésique comme on dit,
est la ligne brisée.

Pour aller de A à B, il vous faut saluer C, prendre des nouvelles de D,
s'enquérir des projets de E, s'arrêter au stand de F, qui vous présente
X, Y et Z. La dimension fractale est égale à l'épaisseur de votre carnet
d'adresses. Pour le mien, qui est mince, ça peut prendre 1/4 d'heure. Si
vous avez la malchance d'accompagner quelqu'un de connu, ça peut
durer un temps illimité, voire infini. Vous n'arriverez jamais en B.
Impossible donc de suivre un programme. Chaque minute est une
improvisation.

Tout le monde est là : institutions, associations, voyagistes, éditeurs,
vendeurs de colifichets, et quelques trop rares constructeurs.

La présence scientifique est importante, c'est bon signe. Nardo, Anne,
Jean-Michel, Laurence, toute la bande du Centre Océanologique, GIS
Posidonie, Groupe d'Études du mérou (GEMGISCOM, c'est plus court)
est là. Patrick Lelong anime le stand de l'Institut Paul Ricard.
Jo Harmelin quitte son laboratoire pour les feux de la rampe où il aura
la délicate mission de présider le jury diapo, où siège aussi Fred Di
Meglio (Commission Audio-Visuelle Nationale de la Fédé).

La préoccupation environnementale est de tous les instants. Dans les
productions, où je découvre avec dégoût le "shark finning" (capturer les
requins, couper leurs ailerons pour la soupe et les remettre à la mer).
Plus sauvage, on peut pas. François Sarano (Longitude 181, Charte
du Plongeur) poursuit inlassablement sa croisade avec un charisme
remarquable. Des pétitions circulent. Des rappels sont faits à chaque
séance. Les jurés sanctionnent les manipulations.

Les projections sont un parcours du combattant qui mettent les nerfs à
rude épreuve. 200 productions réparties en 30 séances de 2 à 3 heures,
dans deux salles surchauffées. Mais ce n'est pas le plus éprouvant.

Je ne suis pas le seul à m'étonner de voir des productions qu'on
n'oserait pas présenter. La catégorie "J'ai eu une DVcam pour Noël
et je me la pète cinéaste" côtoie celle "Viendez plonger à Coral Reef"
formatée taxi-vidéo avec la vue du club, l'ouverture du robinet, le gros
plan sur le mano, la plongée avec le poisson clown, la murène et le
napoléon, accompagné de la musique tonique dont on espère qu'elle
relèvera la sauce, mais qui donne la nausée.

De belles productions visuelles trop souvent ruinées par un commentaire
monocorde ou annoné, des défauts techniques grossiers, du rock survolté
ou de la chanson qui entre en conflit avec l'image et détruit le tout.

Enfin, l'influence néfaste de la télévision. Des choses qui pourraient
être dites avec intensité en 20' sont délayées pour atteindre le critère
des 52'. On ne reçoit pas un film en salle comme devant sa télé, entre
un grignotage, la vaisselle et les couches de bébé. On s'emmerde, on
s'indispose des redites et des longueurs. Surtout quand on a 100
programmes à visionner et qu'on attend désespérément la perle.

Le parcours est parsemé de déceptions, de lassitude. Le désespoir guette
en fin de soirée. Je ne suis pas le seul à avoir eu envie d'appuyer d'un
doigt rageur sur le bouton STOP lorsqu'un navet trop long venait ruiner
une séance.

Le festivalier endurant est récompensé par quelques moments
d'émerveillement. L'émotion, la vraie, celle qui vous prend aux tripes,
ne m'a touché qu'une fois. A la fin de "Requins en Péril" (jean-Michel
Cousteau), lorsque le stress du cameraman traverse l'écran et qu'il
devine la manoeuvre d'André Hartman : lui offrir l'image qui suit, qui
devient alors sublime.

Malgré la rudesse de ce parcours de 5 jours, le public est poli. Il
applaudit à tout, marquant tout juste sa désapprobation par des
applaudissements moins nourris. Rarement, mais quelquefois
heureusement, il laisse exploser sa jubilation en cours de projection,
comme dans Circo (diaporama) où il applaudit la rascasse funambule.
Il lui arrive de manifester silencieusement, comme en quittant
massivement l'auditorium en cours de séance avant Ushuaïa.

Hulot n'a pas capté le milieu marseillais de la plongée. C'est un milieu
fortement connexe (tout le monde connait tout le monde) redoutablement
solidaire, à défaut d'être uni, où le réseau des amitiés joue un rôle
incontournable. Il commet l'impair de solliciter Henri Cosquer, qui le
traite comme il se doit. L'entourage, qui n'en a rien raté, se marre.
Ici, aux discours grandiloquents, on préfère le courage des hommes
simples et l'authenticité de leur passion.

Dans le registre authentique, je ne voulais rater pour rien au monde
"La Jeune Fille et la Mer" dont le tournage, à Callelongue, avait été
entouré d'un grand secret. René Heuzé n'avait pas vendu la mèche, malgrè
mes questions insidieuses. Dans ce monstre de chiffons qui, en d'autres
circonstances prêterait à sourire, c'est toute la fraîcheur d'âme d'un
vieil homme qui nous raconte encore des contes de fées. André Laban est
le seul que j'aie remercié. Son bonheur fait plaisir à voir.

Il serait faux de retenir que je n'ai aimé que deux films. Une fois
évacués les sempiternels taxi-video sur coral reef, on se régale avec
des thèmes plus substantiels comme le mimétisme (I Camaleoni del Mare,
Les Plus Beaux Camouflages Sous-Marins), l'adaptation des formes et des
stratégies de chasse au milieu, les relations inter-spécifiques comme la
chasse conjointe de la murène et du mérou de Nassau (the Perfect Reef),
les dauphins derviches (Spinner Dolphins, hélas délayé à 50' pour la
télé), et bien d'autres.

Il est malséant de dire du mal des lauréats, je ne dirai rien sur ce
cow-boy qui parque les thons dans des enclos pour faire la fortune d'un
milliardaire qui supervise le travail en avion.

J'attendais beaucoup des diaporamas. La moisson fut pauvre. Une série de
diaporama numériques nous fut infligée en début de séance. J'ai du
m'accrocher à mon siège pour attendre la suite. Chanabou est parti,
écoeuré. Ça a relancé de plus belle le débat sur le numérique.

Nous tombons d'accord sur le fait que le numérique est inéluctable
mais pas encore adapté, que la technique de prise de vues doit être
ré-apprise, la température de couleur des flashes modifiée, et que les
vidéo-projecteurs se classent en deux catégories : les inutilisables et
les inabordables. J'avance qu'une projection comparative est indispen-
-sable. Nicolas programme pour Mars un test sur un modèle de la classe
inabordable. Bernard, notre maître ès-SIMDA, prépare un workshop. Y en a
marre de laisser dormir les photos dans les casiers. Ça va chauffer!

J'ai une autre mission, et je m'en acquite. Navré de l'absence de Sea &
Sea et de Light & Motion au rayon des caissonniers, je rencontre tout de
même Subspace, Extreme Vision et Controlnet. Je découvre des techniciens
hors-pair, maîtrisant à la fois le calcul des optiques, le bus LANC et
la calibration des CCD. La question "que faut-il pour ne pas être jaloux
d'une Betacam" commence à trouver réponse. Il me manque juste une
preuve. Un film, un seul, celui de Bruno Vittorio, me fait sursauter
dans mon fauteuil. Voila le blanc que je veux, très exactement.

Dans "festival", il y a fête. Cette année, elle a sa place sous un
chapiteau séparé où les gros sponsors donnent soirées et coquetèles.
Le festivalier boit beaucoup. Ceux qui boivent le plus sont ceux qui
voient le moins de films. J'ai fait le choix des films, et je suis resté
sobre. Mais quand Rémy, en deuil d'H2O, débouche une bouteille de
mirabelle qui embaume jusqu'à mes narines, je craque. L'ambiance est bon
enfant. L'orchestre résolument Rolling Stones. Mais ne vous y méprenez
pas. Pendant la détente, les affaires continuent. Autour des tables se
nouent des amitiés et naissent les projets de demain. On sous-estime
beaucoup l'importance de la buvette.

--
Jean-Yves Bernier
http://www.pescadoo.net/
Reply With Quote
  #2  
Old 04-11-2007, 05:31 PM
Didier
 
Posts: n/a
Default Re: Antibes

Bonjour,

Jean-Yves Bernier a *crit :

> Le plus court chemin d'un point à un autre, la géodésique comme on dit,
> est la ligne brisée.


Désolé de quoter aussi sauvagement, mais c'est, et de loin, le meilleur
compte-rendu que j'ai lu sur la magie du Festival d'Antibes. Rien à
rajouter quand tout est dit, et bien dit...


> Dans "festival", il y a fête. Cette année, elle a sa place sous un
> chapiteau séparé où les gros sponsors donnent soirées et coquetèles.
> Le festivalier boit beaucoup. Ceux qui boivent le plus sont ceux qui
> voient le moins de films. J'ai fait le choix des films, et je suis resté
> sobre. Mais quand Rémy, en deuil d'H2O, débouche une bouteille de
> mirabelle qui embaume jusqu'à mes narines, je craque. L'ambiance est bon
> enfant. L'orchestre résolument Rolling Stones. Mais ne vous y méprenez
> pas. Pendant la détente, les affaires continuent. Autour des tables se
> nouent des amitiés et naissent les projets de demain. On sous-estime
> beaucoup l'importance de la buvette.


Personnellement, je n'ai pas vu un film cette année. N'allez toutefois pas
en déduire que j'aurai fâché tous les éthylotests de rencontre...
Mais je confirme les propos de JYves, c'est à la buvette, le soir, qu'on
vit les meilleurs moments du festival. Alors que dans la salle obscure, on
n'est jamais sûr à l'avance de la qualité de ce qu'on va voir, la buvette
vespérale ne déçoit jamais : on y trouve tout ce qu'on y apporte, les
rencontres, l'amitié, et la bonne humeur en prime...

Didier,
qui a déjà programmé Antibes 2004 dans son agenda...


Reply With Quote
  #3  
Old 04-11-2007, 05:31 PM
Brieuc Treguier
 
Posts: n/a
Default Re: Antibes

Jeudi matin, je suis resté environ 1h30 à attendre que la personne occupant
le stand SSi se présente.
Je n'ai vu personne....dommage!

Sinon, j'ai trouvé le festival un peu mercantile.

--
Brieuc


"Didier" <didier-grand@wanadoo.fr> a écrit dans le message de
news:3FAA0321.2D805914@wanadoo.fr...
> Bonjour,
>
> Jean-Yves Bernier a *crit :
>
> > Le plus court chemin d'un point à un autre, la géodésique comme on dit,
> > est la ligne brisée.

>
> Désolé de quoter aussi sauvagement, mais c'est, et de loin, le meilleur
> compte-rendu que j'ai lu sur la magie du Festival d'Antibes. Rien à
> rajouter quand tout est dit, et bien dit...
>
>
> > Dans "festival", il y a fête. Cette année, elle a sa place sous un
> > chapiteau séparé où les gros sponsors donnent soirées et coquetèles.
> > Le festivalier boit beaucoup. Ceux qui boivent le plus sont ceux qui
> > voient le moins de films. J'ai fait le choix des films, et je suis resté
> > sobre. Mais quand Rémy, en deuil d'H2O, débouche une bouteille de
> > mirabelle qui embaume jusqu'à mes narines, je craque. L'ambiance est bon
> > enfant. L'orchestre résolument Rolling Stones. Mais ne vous y méprenez
> > pas. Pendant la détente, les affaires continuent. Autour des tables se
> > nouent des amitiés et naissent les projets de demain. On sous-estime
> > beaucoup l'importance de la buvette.

>
> Personnellement, je n'ai pas vu un film cette année. N'allez toutefois pas
> en déduire que j'aurai fâché tous les éthylotests de rencontre...
> Mais je confirme les propos de JYves, c'est à la buvette, le soir, qu'on
> vit les meilleurs moments du festival. Alors que dans la salle obscure, on
> n'est jamais sûr à l'avance de la qualité de ce qu'on va voir, la buvette
> vespérale ne déçoit jamais : on y trouve tout ce qu'on y apporte, les
> rencontres, l'amitié, et la bonne humeur en prime...
>
> Didier,
> qui a déjà programmé Antibes 2004 dans son agenda...
>
>



Reply With Quote
  #4  
Old 04-11-2007, 05:31 PM
Didier
 
Posts: n/a
Default Re: Antibes

Bonsoir,

Brieuc Treguier a *crit :

> Jeudi matin, je suis resté environ 1h30 à attendre que la personne occupant
> le stand SSi se présente.
> Je n'ai vu personne....dommage!


Tu as laissé un mot, ou tu es repassé plus tard ? Stéphane ne devait pas être
bien loin...


> Sinon, j'ai trouvé le festival un peu mercantile.


Qu'est-ce qu'il te faut ?! A Antibes, pas de braderie de matériel, pas de
fouillis si sympathique mais qui du coup transforme n'importe quel palais en
criée poissonnière... Non, qlq exposants vendent, comme la librairie Magellan
ou le Dive Wear de Kanumera, mais moi je trouve que ça reste plutôt discret, et
toujours bien dans l'esprit...

En tout cas, rien de comparable à ce qu'on pouvait trouver au Salon Nautique du
temps ou la plongée se mélangeait encore début décembre à la Porte de
Versailles...

Mais ça n'est que mon avis,
.... et je le partage [;]>>

Didier


Reply With Quote
  #5  
Old 04-11-2007, 05:31 PM
Xabi
 
Posts: n/a
Default Re: Antibes

Didier <didier-grand@wanadoo.fr> wrote in message news:<3FAA9C96.A7622A0F@wanadoo.fr>...
> Bonsoir,
>
> Brieuc Treguier a *crit :
>
> > Jeudi matin, je suis resté environ 1h30 à attendre que la personne occupant
> > le stand SSi se présente.
> > Je n'ai vu personne....dommage!

>
> Tu as laissé un mot, ou tu es repassé plus tard ? Stéphane ne devait pas être
> bien loin...
>
>
> > Sinon, j'ai trouvé le festival un peu mercantile.

>
> Qu'est-ce qu'il te faut ?! A Antibes, pas de braderie de matériel, pas de
> fouillis si sympathique mais qui du coup transforme n'importe quel palais en
> criée poissonnière... Non, qlq exposants vendent, comme la librairie Magellan
> ou le Dive Wear de Kanumera, mais moi je trouve que ça reste plutôt discret, et
> toujours bien dans l'esprit...
>
> En tout cas, rien de comparable à ce qu'on pouvait trouver au Salon Nautique du
> temps ou la plongée se mélangeait encore début décembre à la Porte de
> Versailles...
>
> Mais ça n'est que mon avis,
> ... et je le partage [;]>>
>
> Didier



Stéphane n'était pas forcément là, mais il y avait qqu'un au stand
pour l'acceuil. Bon, faut dire que le jeudi matin, c'est pas forcément
le meilleur moment pour trouver de la présence (et vu l'emploi du
temps de Stéphane...)

Pour le petit côté "braderie", y'avais un coin (un peu trop) discret
au second étage, au dessus de la buvette. A chacun de trouver son
bonheur et de négocier, parfois aprement, les objets convoités...
Moi, j'aime bien le petit côté braderie qui va avec les salons. Mais
c'est vrai qu'un coin dédié est du meilleur effet.
Reply With Quote
  #6  
Old 04-11-2007, 05:32 PM
Didier
 
Posts: n/a
Default Re: Antibes

Bonsoir,

Xabi a *crit :

> [...]
> Pour le petit côté "braderie", y'avais un coin (un peu trop) discret
> au second étage, au dessus de la buvette. A chacun de trouver son
> bonheur et de négocier, parfois aprement, les objets convoités...
> Moi, j'aime bien le petit côté braderie qui va avec les salons. Mais
> c'est vrai qu'un coin dédié est du meilleur effet.


Faut pas tout confondre ! Le petit coin en question est dédié au matériel d'occasion,
essentiellement photo ou vidéo, même si on peut y trouver un Mistral en état de marche, une
authentique Fenzy et qlq combis ou stabs... mais c'est plus le Rv de passionnés à la
recherche de tel flash disparu du commerce, ou de tel caisson, même fatigué, pour en
récupérer qlq pièces...
Pour moi, on n'y parle pas de commerce, mais de passion au service de passionnés, car c'est
en fait un dépôt-vente...

@ +

Didier


Reply With Quote
  #7  
Old 04-11-2007, 05:32 PM
Jean-Yves Bernier
 
Posts: n/a
Default Re: Antibes

Didier <didier-grand@wanadoo.fr> wrote:

> on peut y trouver un Mistral en état de marche


Il était trop cher. je l'ai laissé...

--
Jean-Yves Bernier
http://www.pescadoo.net/
Reply With Quote
  #8  
Old 04-11-2007, 05:32 PM
jcdepoorter
 
Posts: n/a
Default Re: Antibes


"Jean-Yves Bernier" <grokub@pescadoo.net> a écrit dans le message de
news:1g43q8d.1pvcy8uid2b9cN%grokub@pescadoo.net...
> Didier <didier-grand@wanadoo.fr> wrote:
>
> > on peut y trouver un Mistral en état de marche

>
> Il était trop cher. je l'ai laissé...
>
> --
> Jean-Yves Bernier
> http://www.pescadoo.net/

_______________________________________
Tout à fait : il y avait 2 Mistral dont l'état ne justifiait pas les 150
euros demandés, et une épave de Royal, qu'un doux rêveur avait mis à 450
euros

JC (Ruiné...)


Reply With Quote
Reply


Thread Tools
Display Modes

Posting Rules
You may not post new threads
You may not post replies
You may not post attachments
You may not edit your posts

vB code is On
Smilies are On
[IMG] code is On
HTML code is Off
Trackbacks are On
Pingbacks are On
Refbacks are On


Similar Threads
Thread Thread Starter Forum Replies Last Post
Antibes Paolo Rossi (Italian) 6 04-11-2007 04:46 PM
festival di Antibes Francesco (Italian) 4 04-11-2007 03:48 PM
Antibes : chi viene? Marco Costantini (Italian) 25 04-11-2007 03:48 PM
videosub: Antibes (e problemino informatico) Marco Costantini (Italian) 9 04-11-2007 03:40 PM
Antibes Andre (Italian) 7 04-11-2007 01:56 PM


All times are GMT -4. The time now is 10:22 PM.




SEO by vBSEO ©2007, Crawlability, Inc.