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#1
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| à nos amis plongeurs québécois du NG (et aux autres) : avez vous plongé le Nipigon ? Dany St Cyr me propose après l'Empress de découvrir l'épave récente du Nipigon . Qui peut raconter ses impressions sur cette toute nouvelle épave ? merci , cordialement Bernard |
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#2
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| Salut Bernard, Je te fais suivre le courriel d'un ami qui a plongé sur le Nipigon et l'Empress il y a quelques semaines - je suis sur qu'il ne m'en voudra pas d'avoir reproduit sa prose. Nipigon – 115 pieds, 30 minutes, gaz de fond Nitrox 32, Déco Nitrox 50 La descente. Nous nous habillons sur le bateau de Danny St-Cyr. Nous sommes au mouillage sur la bouée arrière du Nipigon et le bateau de Jean-Pierre Bouillon est au mouillage sur la bouée avant. Le bateau gît plus bas dans ±100 pieds d’eau. Il fait un temps radieux et nous sommes pile poile à l’étale ce qui veut dire qu’à la surface le courant est pratiquement nul. Un premier groupe part vers les abîmes. Nous les suivons quelques 20 minutes plus tard. La mise-à-l’eau se déroule bien malgré tout les gréements qu’implique la plongée technique. Nous amorçons notre descente sur la corde et nous sentons progressivement le froid nous gagner au fur et à mesure que progresse notre descente. Ce froid se traduira par une température de 37 degrés à la hauteur du navire. Le courant qui était nul à la surface, s’est aussi progressivement transformé en un flot continu de 3 à 4 nœuds. La visibilité est réduite et ne nous permet de voir pas plus de 10 à 15 pieds de part et d’autre du bateau. Au fond. Avec un peu d’imagination, nous comprenons que nous sommes sur le pont arrière du Nipigon et que nous nous agrippons au garde-corps afin de ne pas être emporté par le courant. Après avoir « déclipper » nos bouteilles de déco, nous nous enlignons pour l’exploration du navire en empruntant le coté tribord. Les lampes sont allumées et c’est ce qui permet de s’assuré que son buddy est bien là car autrement on ne se voit pas. En longeant le coté du bateau, nous sommes exposé plein courant et il est parfois difficile de passé d’un point d’encrage à un autre sans lâcher le navire et palmer un bon coup. Une fois arrivée à la hauteur des structures nous sommes à l’abri et nos esprits se calment. Le bateau est impressionnant par ses dimensions mais on ne peut en prendre la mesure compte tenu de la visibilité. Stéphane me fait signe que nous allons pénétrer dans un large couloir afin de traverser le navire perpendiculairement... La remonté L’ascension se passe bien et sans anicroches Empress of Ireland - 130 pieds, 30 minutes, gaz de fond Nitrox 26, Déco Nitrox 50 Ayant plongée le Spiegel Grove en Floride l’automne dernier (540 pied de long– 60@140 pieds de profond) je me disais que l’Empress ne pouvait pas être si pire que ce que les gens disaient. Oui l’eau y est plus froide et oui la visibilité est réduite mais bon … c’est pas si profond et du courant on en a vu dans les miles-iles. La descente Nous arrivons sur le site. La mer est calme et le soleil nous chauffe le visage. En arrivant j’aperçois les bouées qui jalonnent l’épave. Nous pouvons prendre la mesure de la dimension de ce qui nous attend au fond. C’est immense … 550 pieds séparent les bouées de la proue et de la poupe. Instantanément on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a 90 ans presque jour pour jour, à cet endroit précis, plus de 1000 personnes perdaient la vie. Nous nous mettons à l’eau et amorçons notre descente. L’eau n’est guère plus chaude que la veille. En descendant c’est le tamisement progressif de la lumière. J’ouvre ma lampe pour voir ce qui vient en dessous. Soudain, le coté bâbord du bateau apparaît à 80 pieds. Il est pratiquement perpendiculaire au courant et incliné vers l’Est. Dans cette position la visite du pont du bateau se fait totalement à l’abri du courant. On peut reconnaître les gros rivets et les larges épissures révélant des détails de construction d’un navire d’un autre âge. Cela me donne l’impression d’arriver sur le Titanic. Au fond. La main courant et le platelage du pont promenade fait de bois de teck sont encore en place, presque intact. J’ai l’étrange sensation de profaner un lieu sacré. Un grand respect m’envahis et je m’empresse par tous les moyens de bien contrôler ma flottabilité afin de ne rien déranger car j’ai l’impression qu’on nous observe dans l’obscurité. Nous longeons le coté bâbord tout juste à l’abris du courant jusqu’à la fin du pont promenade et de là, piquons perpendiculairement au navire en descendant à 125 pieds. Il fait noir et une légère narcose me gagne. Après quelques secondes d’acclimatation la narcose disparaît et je peux examiner les alentours. La visibilité me semble légèrement meilleur que la veille sur le Nipigon. Le navire est immense. Nous remontons tranquillement vers la proue en longeant le coté tribord. Nous passons les escaliers menant au pont avant. Nous n’en finissons plus de remonter ce qui donne la mesure de la largeur de l’épave. Nous arrivons à la proue et je peux voir les flancs du navire partir de part et d’autre jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans les abîmes. Nous longeons le flanc bâbord jusqu’au retour à la corde. La remonté est lente et calme. Nous avons encore beaucoup d’air dont une bonne partie en réserve de sécurité comme il est prescrit en plongée technique. En revenant à terre nous réexaminons les plans de l’épave et je constate que nous n’avons exploré que quart du pont supérieur. L’Empress représente un joyau de la plongée sous-marine mondiale. Il est un des rares bateaux de ce type (liner) accessible en plongée Nitrox. Voila... Bonnes plongées au Quebec et n'oubli pas que t uas besoin d'un permis pour plonger maitenant... On veut tellement vous ressembler Ludovic "stranglerfig" <stranglerfig@pescadoo.netNIET> wrote in message news:<RumorMill--1120719726578212624@news.pescadoo.net>... > à nos amis plongeurs québécois du NG (et aux autres) : > > avez vous plongé le Nipigon ? > > Dany St Cyr me propose après l'Empress de découvrir l'épave récente du > Nipigon . > > Qui peut raconter ses impressions sur cette toute nouvelle épave ? > > merci , cordialement > > Bernard |
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#3
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| "Ludovic Andrivon" <andrivon@sympatico.ca> a écrit dans le message de news: Merci Ludovic pour ce compte rendu qui me révèle un peu ce que je vais chercher ... Nous avons programmé effectivement un 32 % pour le Nipigon et un 28 pour l'Empress avec une déco à 50 . Mais nous commencerons par l'Empress .J'ai décidé de plonger seul avec Dany Saint Cyr 37°F ça fait donc 2,5 °C environ , fin septembre , je peux espérer un degré supplémentaire J'ai aussi plongé plusieurs fois sur le Spiegel Grove , j'espère bien éprouver d'autres émotions sur l'Empress Il est vrai aussi que les courants sont parfois épouvantables , mais la visibilité ( en tout cas les hivers ) est toujours bonne ( je serai à K.Largo début novembre ) 2 plongées-épaves que je recommande : le Spiegel Grove et le Duane (on en a souvent parlé ici avec JCT) Pour ce qu'il en est du permis de plonger , je suis au courant ; j'avais dès fin avril publié sur ce NG la nouvelle législation québécoise et surtout les restrictions imposées : par certains cotés nos arrêtés ministériels français sont pipi de chat par rapport à ce qui est tombé sur la tête des plongeurs québécois la loi est ici : http://www.fqas.qc.ca/files/Regl_approuve.pdf Merci beaucoup en tout cas pour cet exposé . Je serai aux Escoumins ( avec Denis Morin) fin septembre . Tu plonges aussi dans cette région? cordialement . Bernard |
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#4
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| re-publication du texte après correction du codage : > "Ludovic Andrivon" <andrivon@sympatico.ca> a écrit dans le message de news: Je te fais suivre le courriel d'un ami qui a plongé sur le Nipigon et l'Empress il y a quelques semaines - je suis sur qu'il ne m'en voudra pas d'avoir reproduit sa prose. Nipigon ; 115 pieds, 30 minutes, gaz de fond Nitrox 32, Déco Nitrox 50 La descente. Nous nous habillons sur le bateau de Danny St-Cyr. Nous sommes au mouillage sur la bouée arrière du Nipigon et le bateau de Jean-Pierre Bouillon est au mouillage sur la bouée avant. Le bateau gît plus bas dans ±100 pieds d'eau. Il fait un temps radieux et nous sommes pile poile à l'étale ce qui veut dire qu'à la surface le courant est pratiquement nul. Un premier groupe part vers les abîmes. Nous les suivons quelques 20 minutes plus tard. La mise-à-l'eau se déroule bien malgré tout les gréements qu'implique la plongée technique. Nous amorçons notre descente sur la corde et nous sentons progressivement le froid nous gagner au fur et à mesure que progresse notre descente. Ce froid se traduira par une température de 37 degrés à la hauteur du navire. Le courant qui était nul à la surface, s'est aussi progressivement transformé en un flot continu de 3 à 4 noeuds. La visibilité est réduite et ne nous permet de voir pas plus de 10 à 15 pieds de part et d'autre du bateau. Au fond. Avec un peu d'imagination, nous comprenons que nous sommes sur le pont arrière du Nipigon et que nous nous agrippons au garde-corps afin de ne pas être emporté par le courant. Après avoir « déclipper » nos bouteilles de déco, nous nous enlignons pour l'exploration du navire en empruntant le coté tribord. Les lampes sont allumées et c'est ce qui permet de s'assuré que son buddy est bien là car autrement on ne se voit pas. En longeant le coté du bateau, nous sommes exposé plein courant et il est parfois difficile de passé d'un point d'encrage à un autre sans lâcher le navire et palmer un bon coup. Une fois arrivée à la hauteur des structures nous sommes à l'abri et nos esprits se calment. Le bateau est impressionnant par ses dimensions mais on ne peut en prendre la mesure compte tenu de la visibilité. Stéphane me fait signe que nous allons pénétrer dans un large couloir afin de traverser le navire perpendiculairement... La remonté L'ascension se passe bien et sans anicroches Empress of Ireland - 130 pieds, 30 minutes, gaz de fond Nitrox 26, Déco Nitrox 50 Ayant plongée le Spiegel Grove en Floride l'automne dernier (540 pied de long 60 à 140 pieds de profond) je me disais que l'Empress ne pouvait pas être si pire que ce que les gens disaient. Oui l'eau y est plus froide et oui la visibilité est réduite mais bon ; c'est pas si profond et du courant on en a vu dans les miles-iles. La descente Nous arrivons sur le site. La mer est calme et le soleil nous chauffe le visage. En arrivant j'aperçois les bouées qui jalonnent l'épave. Nous pouvons prendre la mesure de la dimension de ce qui nous attend au fond. C'est immense ; 550 pieds séparent les bouées de la proue et de la poupe. Instantanément on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a 90 ans presque jour pour jour, à cet endroit précis, plus de 1000 personnes perdaient la vie.Nous nous mettons à l'eau et amorçons notre descente. L'eau n'est guère plus chaude que la veille. En descendant c'est le tamisement progressif de la lumière. J'ouvre ma lampe pour voir ce qui vient en dessous. Soudain, le coté bâbord du bateau apparaît à 80 pieds. Il est pratiquement perpendiculaire au courant et incliné vers l'Est. Dans cette position la visite du pont du bateau se fait totalement à l'abri du courant. On peut reconnaître les gros rivets et les larges épissures révélant des détails de construction d'un navire d'un autre âge. Cela me donne l'impression d'arriver sur le Titanic. Au fond. La main courant et le platelage du pont promenade fait de bois de teck sont encore en place, presque intact. J'ai l'étrange sensation de profaner un lieu sacré. Un grand respect m'envahis et je m'empresse par tous les moyens de bien contrôler ma flottabilité afin de ne rien déranger car j'ai l'impression qu'on nous observe dans l'obscurité. Nous longeons le coté bâbord tout juste à l'abris du courant jusqu'à la fin du pont promenade et de là, piquons perpendiculairement au navire en descendant à 125 pieds. Il fait noir et une légère narcose me gagne. Après quelques secondes d'acclimatation la narcose disparaît et je peux examiner les alentours. La visibilité me semble légèrement meilleur que la veille sur le Nipigon. Le navire est immense. Nous remontons tranquillement vers la proue en longeant le coté tribord. Nous passons les escaliers menant au pont avant. Nous n'en finissons plus de remonter ce qui donne la mesure de la largeur de l'épave. Nous arrivons à la proue et je peux voir les flancs du navire partir de part et d'autre jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans les abîmes. Nous longeons le flanc bâbord jusqu'au retour à la corde. La remonté est lente et calme. Nous avons encore beaucoup d'air dont une bonne partie en réserve de sécurité comme il est prescrit en plongée technique. En revenant à terre nous réexaminons les plans de l'épave et je constate que nous n'avons exploré que quart du pont supérieur. L'Empress représente un joyau de la plongée sous-marine mondiale. Il est un des rares bateaux de ce type (liner) accessible en plongée Nitrox. |
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#5
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| Bonjour Bernard, J'espère que tu pourras bien profiter ce ces belles plongées sur l'Empress et Le Nipigon. Et si les conditions ne permettent pas de plonger, il existe un DVD sur l'Empress fait par Dany. Pour le Nipigon il va falloir que je le fasse moi meme le vidéo... Ca fait toujojurs plaisir de voir que les cousins des vieux pays s'interessent à nos fond sous marins... Il y a de quoi faire entre les grands lacs et les differents secteurs du Saint Laurent comme les milles iles et les Escoumins en plus de ces 2 belles epaves. Les Escoumins c'est pas la porte à coté de Montréal, ce qui est bien dommage car tu a la les plus belles plongées possibles en amérique du nord (et plus si je n'étais pas si modeste). J'essaye d'y faire un pélerinage annuel à la fête du travail qui de ce coté ci de l'atlantique a lieu le 1er septembre. Mais déja à cette époque le fond de l'air est frisquet quand à l'eau, elle reste glaciale toute l'année bien que des amis on observé lors de quelques plongées ces derniers jours des hausses de temperature très marquées et la faune et la flore semblent s'en ressentir. Faut aller verifier. A bientot Ludovic ps: désolé pour les accents dans le message précédent. "stranglerfig" <stranglerfig@pescadoo.netNIET> wrote in message news:<RumorMill--1120557423587974601@news.pescadoo.net>... > "Ludovic Andrivon" <andrivon@sympatico.ca> a écrit dans le message de news: > > > Merci Ludovic pour ce compte rendu qui me révèle un peu ce que je vais > chercher ... > Nous avons programmé effectivement un 32 % pour le Nipigon et un 28 pour > l'Empress avec une déco à 50 . > > Mais nous commencerons par l'Empress .J'ai décidé de plonger seul avec Dany > Saint Cyr > > 37°F ça fait donc 2,5 °C environ , fin septembre , je peux espérer un degré > supplémentaire > > > J'ai aussi plongé plusieurs fois sur le Spiegel Grove , j'espère bien > éprouver d'autres émotions sur l'Empress > Il est vrai aussi que les courants sont parfois épouvantables , mais la > visibilité ( en tout cas les hivers ) est toujours bonne ( je serai à > K.Largo début novembre ) > 2 plongées-épaves que je recommande : le Spiegel Grove et le Duane (on en a > souvent parlé ici avec JCT) > > Pour ce qu'il en est du permis de plonger , je suis au courant ; j'avais dès > fin avril publié sur ce NG la nouvelle législation québécoise et surtout les > restrictions imposées : par certains cotés nos arrêtés ministériels > français sont pipi de chat par rapport à ce qui est tombé sur la tête des > plongeurs québécois > > la loi est ici : > http://www.fqas.qc.ca/files/Regl_approuve.pdf > > > Merci beaucoup en tout cas pour cet exposé . Je serai aux Escoumins ( avec > Denis Morin) fin septembre . Tu plonges aussi dans cette région? > > > cordialement . > > Bernard |
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#6
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Bonsoir , Ludovic , bonsoir tous "Ludovic Andrivon" <andrivon@sympatico.ca> a écrit : > Les Escoumins c'est pas la porte à coté de Montréal, ce qui est bien > dommage car tu a la les plus belles plongées possibles en amérique du > nord (et plus si je n'étais pas si modeste). A vrai dire j'avais envisagé au départ ce séjour pour les Escoumins , et puis l'Empress a exercé son emprise Je vais assez souvent au Canada et bien sûr dans la Belle Province que nous adorons sillonner . Pour la plongée je recommande aussi la Colombie Britannique et particulièrement Vancouver Island et la région de Nanaimo où j'ai fait de mémorables plongées ( bon c'est encore plus loin et plus compliqué pour nous que le Bas Saint Laurent ). Merci encore de tes interventions , et que les québécois viennent plus souvent sur ce NG nous apporter leur point de vue sur la plongée et nous changer un peu d'air Cordialement Bernard |
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